DÉ-CON_FINÉ

J'ai revu le ciel

Depuis le dé-confinement, j’ai été un peu moins présente. J’avais besoin de faire du tri, dans mon intérieur, extérieur et dans mon intérieur, profond.
Je crois que c’est comme ça que je m’adapte. En balayant les anciennes énergies pour faire de la place aux nouvelles.
Plein de choses m’agaçait avec cette décision, mais j’étais au contrôle de peu d’entre elles, dons j’ai lâché. J’ai lâché prise sur ce que je ne pouvais contrôler. Et ça m’a fait du bien, ça m’a permis d’accepter. De voir ça comme une nouvelle opportunité plutôt qu’une contrainte, plutôt que de me sentir forcé je retrouvais le pouvoir entre mes mains. Celui de faire de ce nouveau départ quelque chose de frais. Cette idée de revenir à la normal, alors que plus rien n’est pareil, plus rien n’est normal. D’ailleurs ça veut dire quoi normal ? Cette idée, j’avais dû mal à l’intégrer. Alors j’ai décidé de me créer ma propre transition puisqu’on ne nous en a pas donné. Pourquoi attendre qu’ils nous la donne ? Je savais au fond ce qui était le mieux pour moi. Mon âme savait. Alors je me suis laissée guider, sans juger. Et je me suis vue ranger, trier, dépoussiérer. Ces objets, ces pensées qui ne me servaient plus qui erreraient comme des fantômes à l’intérieur de moi. C’était la meilleure période pour le faire finalement, ce nouveau départ. Ce nouveau monde. Ce nouveau commencement. J’oubliais presque que je pouvais enfin sortir librement. L’humain s’adapte tellement vite, que j’étais encore confinée dans ma tête. Il fallait créer ces changements pour que j’intègre que j’avais récupéré ma liberté de mouvements. Alors j’ai marché, j’ai pris le soleil, revu le ciel. Ces petits choses qui m’avaient tellement manqué. Mais j’avais encore ce sentiment d’être jugé comme si on me surveillait constamment. Je me suis concentrée sur la chance que j’avais en espérant que ça passe et s’est passé. J’apprends petit à petit à revivre dans un nouveau monde que je pense devoir créer. De nouvelles habitudes, réflexes, comme une page effacée ou il faudrait plutôt que réécrire le passé, avancé et semer de nouvelles pensées. Le passé n’est plus qu’un souvenir auquel j’essaye de ne pas trop me rattacher. Évitant un spleen à l’âme. Je préfère m’adapter, et ne pas me projeter. J’essaye de ne pas trop pensé, de me laisser guider et d’avancer un pas après l’autre, un jour après l’autre. Et finalement je me sens vivre.

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